Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 12:48
Quand j'étais môme, à l'école, la maîtresse donnait des bons points aux élèves les plus méritants. Je me souviens très bien de ce petit bout de carton rose, comme un pétale d'école républicaine...
Je m'en souviens d'autant plus que j'en ai reçu une tripotée, de bons points.
Ben oui, à l'époque, j'étais plutôt bon élève.

Malgré des souvenirs assez précis, j'ai quand même du mal à savoir si la maîtresse nous donnait les bons points directement, si elle les plaçait sur notre bureau avant que nous ne rentrions en classe, les genoux mercuro-chromés par nos mères, ou encore si elle les glissait dans le cahier, à la page contenant l'exercice de la veille..
Toujours est-il que ces bons points ont rythmé avec bonheur mes jeunes années scolaires.

Pour les ranger, je me servais d'une boite (vide) de comprimés Solutricine vitamine C, boite en ferraille à l'époque. Comprimés que je croque en ce moment même, d'où ce présent billet teinté, une fois de plus, de nostalgie; veuillez me pardonner pour ces nouvelles lignes en caractères sépia, mais à l'approche de l'hiver, on se réchauffe comme on peut.


Comme vous le savez tous, avec 10 bons points, nous avions droit à une récompense. Et peu importât qu'à l'époque il ne s'agisse que d'une image.
Car avec 10 images, nous pouvions obtenir le Saint-Graal des gratifications : la photo!
Les images, j'ai en gardé quelques-unes. Il y  en a qui représentent des oiseaux, des légumes, des fruits, des insectes ou encore des métiers. Ainsi je me souviens de celle sur laquelle figurait la mésange bleu et jaune (à ne pas confondre avec le rouge-gorge, moins jaune et beaucoup moins bleu, mais plus rouge, enfin à l'époque...), je me souviens du boucher qui souriait devant son étal (la crise de la vache folle était encore loin), ou encore de l'Armageddon des patates, le dragon tuberculicide : Mesdames et messieurs, le splendide, l'inimitable... doryphore !
Authentiques images d'Epinal, leur obtention annonçait une soirée parfaite à la maison, soirée veloutée d'une fierté peu feinte, provenant à la fois de votre serviteur et de ses parents.
Les images étaient remplies de naïvetés picturale, cette même naïveté qui coulait dans mes veines ou encore dans la plume de mon stylo à chaque abordage d'une composition de français au thème libre.

Autant il me reste quelques images dans des albums jaunis par le temps, en revanche, je n'ai pas gardé de bons points, et ça me manque.
Je me rappelle pourtant très bien de cette couleur rose et de cet imprimé aux liserés noirs. Je me rappelle même de l'odeur qu'ils avaient, ces sacrés bons points.
Je me rappelle qu'il fallait les mériter en apprenant mes conjugaisons le soir ou encore mes tables de multiplication, plus douloureuses celles-là...
En me souvenant de tout ça, je me rappelle que mon papy était encore en vie et que l'automne venu, on allait aux châtaignes ensemble les week-end, à bord de sa 204 blanche (en semaine c'était la 2CV fourgonnette grise avec le démarreur manuel !).
Je me rappelle que j'avais 7 ans.
Je me rappelle d'une enfance heureuse.
Je m'aperçois que j'ai eu beaucoup de chance...


Albert
Par Albert London
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 10:07

Puisque je suis dans ma période ronchon, je dois me rendre à l'évidence que plus ça va, moins ça va. Je sais que les sujets ne manquent pas pour alimenter un blog : l'affaire Mitterrand (le neveux), l'affaire Sarkozy (fils et père), l'affaire Ben Ali (la femme), l'équipe de France de football (?), etc...
Seulement je m'en cogne.
Vous me direz : Ouais Albert, c'est pas grave, tu n'as qu'à parler de poésie, de voyages, de cul...
Vous avez raison. Vox populi, Fox TV !

Alors, sachant mon incompétence en poésie et rappelant que je ne suis pas parti du territoire national ces derniers temps, nous allons donc parler de cul.

indication nombre de connexions : + 65 %

Pourquoi sommes-nous si attachés à la Chose ? Pourquoi sommes-nous l'une des rares espèces animales à qui la Nature a donné le goût du cul, ce plaisir qui se définit dans un bonheur d'agir, le tout séparé de la simple envie de féconder la femelle dans le but inouï d'engendrer un ou une autre obsédé(e) du cul ?
Bref, pourquoi prenons-nous notre pied à turlupiner l'endive (vieille expression désormais inusitée du Berry septentrional), à caracoler la pastille (expression similaire à la précédente provenant pour sa part du bassin parisien méridional) à vibrionner sous les pastèques (à vous de chercher) ??

La réponse est aussi simple que rapide : parce que sinon, on s'emmerde.

Ainsi pouvons affirmer sans crainte que le cul est ontologiquement réactionnaire.
Que fait un peuple qui s'ennuie dans une démocratie du "cause toujours", aussi sournoise finalement que la dictature du "ferme ta gueule"? Il se révolte.
Pourquoi ne se révolte-t-il pas aujourd'hui? Parce qu'il baise.
De fait, je ne suis pas révolutionnaire. Mais de là à dire que je m'en branle, il y a un pas ( de vice) que je ne franchirai pas. Seulement, vous comprendrez que j'ai autre chose à faire (foutre) en ce moment. "Mais je baise, inspecteur, je baise. Et je vais même vous dire : j'aime ça!"
Rosy Varte (Germaine Doizon) dans Peur sur la ville, de Henri Verneuil.

Votre dévoué serviteur,

Albert.

Par Albert London
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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 22:59
Depuis le temps que ça me pendait au bec, j'ai décidé d'arrêter de fumer.
Après donc 20 ans à cloper une vingtaine de blondes par jour, mon score se monte à 146.000 cigarettes inhalées. Avec un prix moyen du paquet sur ces vingt dernières années que je fixe à environ 4 euros, on arrive à une dépense tabagique totale d'environ 30.000 euros, soit 200.000 francs ! 
Pour autant, je ne regrette rien de mon (récent) passé de fumeur.
Je ne vais pas commencer à faire l'aigri et à me transformer en non-fumeur con et intolérant. D'ailleurs, être avec des fumeurs ne me gène pas, les regarder cloper ne me donne pas envie d'y replonger.
Je tiens à préciser que je ne m'aide d'aucun complément nicotinique, ni de quelque thérapie que ce soit.
Une bonne bronchite a donné le feu vert, voilà tout.
Mais il faut bien l'avouer, j'en chie. J'en chie des ronds de chapeau.
En même temps, on n'efface pas 146.000 clopes en deux semaines (14 jours d'arrêt ce samedi, yes  !).
Le pire, c'est le soir, chez moi, devant l'ordinateur, après dîner. Donc, en ce moment.
Ça me prend au ventre, à l'estomac... Une envie qui s'empare du corps entier en trente secondes.. Dans ces moments-là, le cerveau ne pense qu'à ça : une clope. Une putain de clope. "Allez quoi, une seule, et puis c'est tout.. Pense à Gainsbourg, à Audiard, à Mitchum, à Dewaere, à Blondin, à tous ceux qui t'ont fait rêver, qui t'ont aidé à avancer dans la vie, à avoir un but, à devenir un homme. Tous ces mecs-là, et ben ils clopaient eux. Ils ne se faisaient pas chier à arrêter. Tant que t'y es, t'as qu'à faire du sport aussi... Ah !  Ah !  Ah!
Tocard ! Lopette!
Allez quoi, vas-y... Une petite clope et personne n'y verra rien... Regarde, ton Zippo est là, bien gavé d'essence, la pierre à feu, tu l'as changé il y a un mois.. Elle est comme neuve, elle fera de belles étincelles... En plus, t'as laissé un ou deux paquets dans l'appart, au cas où.... Allez, viens.. Allume-la, cette tige !"

Cet enfer avec sa propre conscience dure cinq bonnes minutes. Alors, je bouffe une saloperie de bonbon. Je bois du coca ou de la flotte ou du vin. Et puis, ça passe. C'est tout con, mais ça passe.
Ça passe et ça va mieux. Je respire de nouveau, fier d'avoir résisté une fois de plus. C'est là que je m'aperçois que je ne tousse plus, que l'ascension de la rue de la chaîne n'est plus sujette à une quinte de toux. Je me sens véritablement "reverdir" de l'intérieur. 

Voilà où j'en suis, 14 jours après ma dernière clope. J'aimerais bien que ça dure. Disons... 20 ans.

Albert.

PS : Arrêter de fumer rend plus nerveux et plus con encore. J'en parlerai à des "amis" qui vont vite s'en rendre compte.
Par Albert London
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Vendredi 31 juillet 2009 5 31 /07 /Juil /2009 21:54
Article d'un blog de l'Express découvert par hasard sur le net et après avoir pris connaissance du papier dans le Figaro. 
lien : http://blogs.lexpress.fr/cgi-bin/mt-search.cgi?tag=Food%20Standards%20Agency&blog_id=157&IncludeBlogs=157

Il va sans dire que je partage totalement l'avis de François-Régis Gaudry, critique gastronomique et responsable de la rubrique Saveurs à l'Express Styles.





L'étude sur le bio fait pschittt !

le 31 juillet 2009 16h22 | par
François-Régis Gaudry

 A l'heure de la sieste, le transat se déplie à l'horizontale et les cigales vous bercent quand, soudain, la une du Figaro vous fait bondir : "Les bienfaits de l'alimentation bio remis en question". Interpellé, vous filez tout droit en page 9. Et là, au bout des 2 minutes 34 qu'il vous faut pour arriver au bout de l'article, ça fait pschittt... Le journaliste Marc Mennessier vante une étude britannique pour le compte de la FSA (Food Standards Agency), publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition, qui annonce que les produits bio n'offrent pas plus d'avantages nutrionnels - que ce soit vis-à-vis des apports en calcium, en fer ou en vitamine C - que les produits conventionnels. La belle affaire... On n'a jamais mangé une carotte bio en espérant y glaner plus de béta-carotène que dans une carotte normale, mais dans le but d'esquiver les résidus de pesticides. Pour notre corps et pour la planète. Sur cette question cruciale, curieusement, l'étude britannique reste silencieuse. Et c'est le journaliste qui prend le relais dans le refrain anti-bio : pour les produits conventionnels, "les teneurs en résidus se situent dans leur grande majorité au-dessous des limites maximales de résidus (LMR), donc à des concentrations a priori sans danger pour le consommateur. La différence entre bio et non-bio reste donc très relative, même sur ce critère". Epluchez cette phrase d'un peu plus près : "dans leur grande majorité" laisse donc supposer qu'il existe tout de même certains résidus dans les produits conventionnels dont les taux  ne se situent pas au-dessous des LMR. Et j'aime bien le "a priori sans danger pour le consommateur". Vu le nombre d'études médicales qui démontrent la recrudescence significative des cancers directement liés à l'alimentation, la santé du consommateur doit-elle se contenter "d'a priori" ? Que dire aussi que l'impact des pesticides et autres engrais chimiques sur l'environnement ? Ainsi que le triste record français dans l'utilisation de ces produits, qui ruinent nos sols depuis des décennies ?

Dans l'article du dessous portant sur l'agriculture bio en France, Marc Messionnier enfonce le clou. Décidément orienté, il met en doute notamment la viabilité du bio pour nourrir la planète : on peut aisément lui rétorquer que la recherche agronomique pour l'amélioration des rendements rend d'abord service aux plus riches et remplit les caisses de Monsento et que le rêve philantropique de nourrir la terre entière grâce à nos variétés végétales bodybuildées relève d'une utopie assez hypocrite...

Ne me prenez pas pour le meilleur ami de José Bové ou un ayatollah du bio : je mange aussi des produits conventionnels et je me méfie de tous les intégrismes par principe, à commencer par ceux de l'altermondialisme. Mais plutôt que de nier les évidents bienfaits du bio sur la santé, je préfère l'attaquer sur les vraies questions. Comme, par exemple, l'importation incroyablement énergivore, de produits bio cultivés à l'autre bout de la planète...

On n'a pas fini d'en entendre parler...
Bien à vous,
Albert.

Par Albert London
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Mardi 14 juillet 2009 2 14 /07 /Juil /2009 16:20

 

 

C'est avec un peu de retard, et je m'en excuse, que le taulier de ce blog affirme son soutien aux journalistes de la NR et de Centre Presse.
Les temps sont très durs, la crise a bon dos.
Soutenez-lez en joignant votre pétition via ce lien
: http://www.mesopinions.com/Pour-deux-journaux-differents-et-pour-la-pluralite-de-la-presse-dans-la-Vienne-petition-petitions-5d6345785da7066114ab1cff227fef59.html#signer-petition

Bon courage à vous, les gars !

Albert London

Par Albert London
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