Lundi 13 octobre 2008
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21:04
Votre cher Albert est monté à la capitale pour la semaine, il lui sera donc difficile de tenir ce blog avec
la même régularité.
Je vous demande donc de bien vouloir m'excuser pour cette absence momentanée.
Mais c'est promis, juré, je vous raconte tout à mon retour.
En attendant, merci pour ces nombreux commentaires sur l'érotiscope.
Une fois de plus, je constate qu'il n'y a que la fesse et ce qui va autour pour vous faire réagir.
Pour les rares poètes, je prépare un remake de la vallée des singes, qui deviendrait la vallée des songes. Des chimpanzés liraient du Verlaine et les orang-outans déclameraient du Hugo : "
Houmba houbi humf. " *
Sincèrement vôtre,
Albert.
* : Traduction : "Demain dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, je partirai".
Par Albert London
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Jeudi 9 octobre 2008
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17:28
En ces temps de crise économique, votre cher Albert a trouvé la solution pour faire venir de l'argent sur Poitiers et redynamiser le commerce dans la Vienne.
Cette solution a déjà un nom : l'Erotiscope.
L'idée est simple et géniale à la fois : pendant 2 semaines sur l'année (aux beaux jours, si possible), il suffit de transformer le Futuroscope en parc de loisirs pour adultes, parc exclusivement
dédié au sexe et à l'érotisme.
Concrètement, voilà ce qu'il faudrait faire : réserver l'entrée aux adultes, et faire en sorte qu'il y ait autant d'hommes que de femmes dans le parc.
Pour la population homosexuelle, il y aura des dérogations. Pour les bisexuels, une réduction du prix de l'entrée.
Ainsi, le pavillon de la Vienne se transformerait en pavillon de la lesbienne.
Danse avec les robots deviendrait Baise comme un robot.
Les vertes pelouses du parc seraient alors les lieux de tous les plaisirs bucoliques.. La tour gyroscopique deviendrait le Palais de la tournante, les bassins seraient transformé en jacuzzi
géants, etc...
Sur les écrans géants (clitorama), on projetterait les plus belles réalisations pornographiques en exclusivité
mondiale.
Il y aurait des expositions sur les godes-michets les plus modernes, ou encore les sex-toys les plus ingénieux.
On aurait le droit, (voire l'obligation) de se promener tout nus (d'où une ouverture en Août).
Le parc serait donc divisé en plusieurs secteurs : exhibitionnistes, sado-maso, échangistes, homos, le tout dans le respect de la loi républicaine.
Ainsi, personne ne serait gêné par les autres.
Voilà, je suis persuadé que cette formule rencontrerait un succès monumental.
Qu'en pensez-vous ?
Albert.
Par Albert London
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Mardi 7 octobre 2008
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15:28
Ca m'est
arrivé la nuit dernière, en plein rêve..
Peut-être est-ce en relisant le post sur ma soirée chez les Toix.
Toujours est-il que j'ai fait, moi Albert, le tour de France en une nuit.
Tout a commencé (j'ignore pourquoi) dans les Landes de Gascogne. L'odeur estivale des pins envahissait mes narines à coup d'aiguilles sèches que seuls les mauvais vents océaniques parviennent à
faire tomber, les lâches. Les cordons dunaires aux couleurs de pêches à peine mûres m'invitaient inlassablement à une sieste ocrée, à prélasser mon corps caressé par la brise thermique
annonciatrice d'un apéro festif sur fond de soleil sanglant...
Sans coup férir, me voici désormais au beau milieu d'un champ de betteraves. Le ciel anthracite est aussi bas de plafond qu'un buveur de Mouton-Cadet. Il fait froid. Je devine au loin la sombre
silhouette de la tour Perret, inquiétant décor sorti tout droit d'un dépliant touristique vantant avec ardeur les beautés de Gotham City.
Je suis donc près d'Amiens. Cette tour est maintenant devant moi, là, posée massivement. Je crois deviner sur l'un de ses balcons la fugitive démarche d'un improbable Quasimodo picard. Mais
Esmeralda, dégustant en compagnie de Batman du maroilles à la liqueur de cumin, se fait attendre... la salope.
En un éclair (comme on dit dans les mauvais romans) je suis projeté sur des galets aussi blancs que méchants. Devant moi une mer azur. D'un bleu si profond qu'il vous donnerait envie de boire de
la flotte. Je me retourne, lève la tête et comprend, en prenant la pleine mesure de la beauté de cette crique, et gêné par l'haleine anisée des cigales alentours, que je me trouve dans
une calanque proche de Marseille.
L'air est sec et tiède, je m'endors.
Au réveil, une statue de cycliste me fait face. Le soleil se lève sur le Pic du Midi de Bigorre. Je suis en haut du col du Tourmalet. L'herbe jaune, marquée encore par la pliure provoquée par le
poids de la neige, m'indique que nous sommes toujours en été. Je me penche, arrache une fleur mauve et suce avec appétit ses racines. La réglisse sauvage restera à jamais la récréation de tout
amateur de grimpettes en montagne.. Un bonbon gratuit, savoureux de sucrosité indigène qui vous donne du courage à l'idée de savoir qu'il reste encore 2000 mètres de dénivelé à se taper pour
arriver, fourbu mais fier, dans un refuge où des hordes espagnoles attendent patiemment de vous foutre la nuit en l'air par des concours de rôts que seul le pinardier aurait l'idée d'imiter.
Me voici à Paname ! Les bouquinistes grincheux replient leur verte devanture d'acier. Notre-Dame montre toujours son cul aux nantis de la Tour d'Argent, dégustant sans précipitation leur canard
au sang. Quelques freesbies volent sur les pelouses qui dégueulent face au tombeau de Napoléon. Dans 4 minutes, des flics au pif vermillon viendront confisquer la galette volante à des
enfants attardés parce qu'il est interdit de s'amuser devant une sépulture, fusse-t-elle d'un nain corse.
Me voici place St-George. La statue de Garibaldi se dresse tel un phallus de pierre devant la maison d'Adolphe Thiers. Le fossoyeur de la Commune a aussi donné son nom à la plus grande rue de
Bordeaux...
Je reviendrais plus tard sur cette ville qui m'a vu grandir.
Mais pour l'heure, braves voyageurs solidaires des mes songes nocturnes, laissez-moi encore dormir un peu... Je dois repartir.
Amitiés,
Albert.
Par Albert London
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Lundi 6 octobre 2008
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15:18
Alors que la crise financière enfile tranquillement son manteau de crise économique, et qu'Arthur peint en bleu
UMP la chambre de (sa) la prochaine progéniture de Rachida, je me pose une question : comment vais-je pouvoir participer au prochain vin sur 20 d'octobre?
En effet, diverses dépenses non prévues s'étant accumulées au fil des ces dernières semaines (panne voiture, panne moto, casse voiture, dépense énergétique en Gaz digne d'un roi nègre - bien que
peu de rois nègres aient à se chauffer au gaz les mois en R, enfin les mois qui comportent un R), chez Albert, on craint venir l'hiver.
Alors, que faire?
Et bien, je lance le Alberthon !
Attention, je ne demande pas d'argent, mais des idées pour en avoir davantage (de la
thune), sans pour autant détruire mon prochain, asservir ma prochaine, ni faire la pute (ça endommage honteusement mes talons aiguilles...).
Faites-moi parvenir vos idées, je suis tout ouïe.
La bise,
Albert.
PS : si vous connaissez un garagiste-mécanicien honnête et pas cher, ça peut m'intéresser..
Par Albert London
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Samedi 4 octobre 2008
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15:22
Sans atteindre le
niveau d'un chef cuisinier comme l'ami Toix, je dois admettre que le repas que j'ai préparé (en compagnie de Fred G.) mardi dernier n'était franchement pas dégueulasse, ma modestie dusse-t-elle en
souffrir.
Je vous laisse juge : - filets de rougets rôtis aux asperges vertes avec leur accompagnement automnal (bref, des champignons) et ses pastilles méridionales (en clair, des feuilles de basilic
frites).
- magret de canard au four
et sa rougeole gourmande (beurre rouge) sur un lit de verdure croquante (des haricots verts du marché bouillis) accompagné d'une surprise forestière (des morilles)
- délice caprin (fromage de
chèvre) et fondant savoyard (comté Richemont)
- farandole du verger
(pommes canada du Leclerc et une poire bio non mangée)
- nectar arabiqué dans son
cocon limougeaud (café Nespresso dans une tasse en porcelaine)
"Dis-donc, il se la pète pas un peu, le p'tit père Albert ?" (Vox Populi)
C'est fort possible..
D'ailleurs, gloire aux prétentieux et mort aux cons ! (Vox Dei)
Sans blague, que celui ou celle qui n'a jamais connu ce petit pincement au coeur, cette fièrté à l'issue d'un repas roboratif certes, mais bien fait, servi dans une jolie vaisselle de
terre cuite tirant sur un rose tendresse, vaisselle disais-je, dressée de façon harmonieuse sur une table rectangulaire faite d'un épicéa massif qui n'en demandait pas tant (l'épicéa) et
recouverte d'une nappe basque brodée avec parcimonie et néanmoins beaucoup de goût, je lui jette la pierre dans la tronche ainsi que le peu de salive qui me reste après avoir lu à
voix haute cette phrase qui sans conteste devrait être raccourcie dans l'espoir que le lecteur avide de nouvelles informations londonesques puisse, sans faiblir, non seulement la lire mais surtout
la comprendre en arrivant chafouin mais heureux à ce putain de point final qui en fin de compte se transforme en point d'exclamation car je suis en colère bordel !
Bref, j'étais plutôt content de moi.
La preuve, je vous embrasse.
Albert.
Par Albert London
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