Jeudi 2 juillet 2009
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12:35
L'amitié,
c'est quoi ?
C'est être là quand il le faut. C'est comprendre l'autre, respecter sa situation, l'écouter, lui parler s'il le veut (ou pas, d'ailleurs).
L'amitié, c'est partager les bons moments et les moins bons.
L'amitié, c'est savoir foutre la paix, mais c'est aussi savoir bousculer.
L'amitié, c'est comme une couverture chauffante en plein hiver : il faut que ça fasse du bien.
L'amitié, c'est être silencieux.
L'amitié, c'est être bavard.
L'amitié, c'est savoir être généreux.
L'amitié, c'est être disponible.
L'amitié, c'est un lien invisible, quasi indestructible, qui fait que la vie est moins chiante au moment où elle est pénible.
L'amitié, c'est comme du bon vin : de multiples facettes mais un plaisir unique, celui de faire aimer la vie, malgré tout...
L'amitié, c'est un sourire.
Albert.
Par Albert London
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Vendredi 19 juin 2009
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15:07
A lire de toute urgence : Jean-Charles Chapuzet
Entre 3 grammes
et Verticale
cinq heures du matin
Polar
biographique
Roman oenotouristique
déjanté sur
HFT en
côtes de Blaye
Par Albert London
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Mardi 9 juin 2009
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19:11
Je n'aime
pas l'époque dans laquelle je vis.
Pour tout dire, cette époque m'emmerde. Elle est lâche, pleutre, couarde, tiède, petite, étriquée, sans envergure, superficielle et bête.
En me promenant sur les forums réagissant à l'actualité, je mesure à quel point ce XXIème siècle me fout la gerbe. Il n'y est question que d'ordre et de religion, bref : d'inculture et de
bêtise.
Déjà, la forme est une engeance : l'écriture SMS, applaudie par les intellectuels de gauche, n'est que le cache-sexe du naufrage absolu de la pratique de la langue française et de son
enseignement dans nos écoles. Une écriture qui ne fait que souligner la pauvreté intellectuelle des français, en manque criant de références politiques, littéraires, artistiques, sportives,
historiques, géographiques, philosophiques, etc...
Nous sommes dans l'ère du je-dis-ce-qui-me-passe-par-la-tête-et-pis-c'est-tout.
Aucun argument valable dès que l'on soutient la contradiction. Essayez de le faire sur ces fameux forums, c'est édifiant !
Donc, sur le fond, 95% des commentaires sont demandeurs d'ordre, splendide résultat d'années et d'années d'apprentissage de la peur (merci la droite !).
90% des messages font apparaître des signes religieux. Dieu, Allah... appelez-le comme vous voudrez, c'est toujours la même fadaise : "dommage qu'il y ait des souffrances ici ou là, mais Dieu
aussi est là, et c'est cool".
A gerber !
Volonté générale d'ordre pour les affaires publiques, prosélytisme religieux exacerbé pour les affaires privées. Voilà donc ce qui fait bander un peuple gavé de bêtise depuis trop
longtemps.
Alors, ne m'en veuillez pas si je suis de plus en plus misanthrope. Un terme qui sera - au train où ça va - passible de la prison à perpétuité. Car j'oubliais : dans ce monde magnifique où
le crétinisme et la superficialité sont les rois, il faut absolument aimer son prochain et encore plus, se faire aimer.
Ne pas se faire aimer est devenu le premier crime en France.
"Aimez-vous les uns les autres", comme disais le père Noël des grands.
A cela, je répondrai en langue SMS : Va t fer foutr !
Albert
Par Albert London
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Mercredi 27 mai 2009
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18:34
Honte à vous,
Mr Coffe.
Vos pubs radio pour Leader Price sont un bras d'honneur aux agriculteurs qui se font chier à faire de la qualité, un bras d'honneur aux consommateurs citoyens qui préfèrent dépenser un peu plus
mais beaucoup mieux, un bras d'honneur aux professionnels qui s'échinent à vendre des produits locaux, "sans merde", comme vous disiez. Mais ce devait être durant un autre siècle.
Vous êtes misérable, Mr Coffe.
Misérable et pitoyable. J'aimerai vous plaindre, mais ma colère est trop grande aujourd'hui. Ça viendra peut-être.
Une dernière chose : j'espère que vous vous régalez avec votre inspecteur des impôts de petits plats made in Leader Price en vous foutant de la gueule des pauvres cons comme nous qui gardons une
certaine idée de la dignité, de l'honneur et de l'honnêteté.
Ah oui, j'oubliais : Je gagne beaucoup, beaucoup moins d'argent que vous. Mais avec le peu qui me reste, j'ai encore la possibilité de m'acheter un miroir dans lequel je n'ai pas honte de me
regarder.
Ils coûtent combien les miroirs chez Leader Price ?
Albert London
Par Albert London
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Lundi 11 mai 2009
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13:34
J'avais 10 ans. Je buvais du Pschitt orange, portait des coqs sportifs, pleurait devant la défaite des bleus de Platini et Giresse en demi-finale de la coupe du Monde face à
l'Allemagne de Harald "Toni" Schumacher, me passionnait pour Bernard Hinault et Jean-Pierre Rives, lisait Picsou Magazine et Pif Gadget, mangeais des légumes de saison, épiais la télévision dès
qu'il y avait un carré blanc, détestais que ma mère me dise d'aller au lit "car demain il y a école", obtenais des bons points et m'agaçais des disputent fréquentes de mes parents, prélude
à un divorce aussi évident que dramatique...
Mon frère et moi avions reçu un tout nouveau radio-cassette à double lecteur.
Des copains nous filaient des cassettes achetées dans un magasin (Ricchi et Poveri, Sheila - et oui ! -, C.Jérôme, Michel Fugain, Jacques Brel - déjà - , Carlos, etc..).
Nous mettions la cassette commerciale dans le lecteur A, après avoir posé du scotch sur les trous placés sur la tranche supérieure de la cassette. Cette manipulation nous permettait de copier la
cassette d'origine sur la cassette vierge (chrome, normal ou un autre truc dont je ne me souviens plus le terme... métal, je crois).
Mon échine se dresse en analysant, a posteriori, que nous étions, mon frère et moi, des délinquants en puissance, tombeurs potentiels des Philipps, EMI, Barclays et autres grosses maisons de
production.
D'autant qu'à l'époque, nous enregistrions nos musiques préférées dès qu'elles passaient à la radio.
Comme nous n'étions pas les seuls à le faire, ces mêmes radios inventèrent les plages musicales de 30 minutes sans pub, histoire de fidéliser les auditeurs malfaisants que nous étions donc à
l'époque.
Je suggère que la loi Hadopi soit rétroactive. Qu'elle mette à l'amende et emprisonne toute une génération de pirates malgré eux. Y'a pas de raison.
Ça permettra enfin à Pierre Arditi de manger à sa faim, à Maxime Le forestier de repeindre sa maison bleue sur la colline, à Juliette Gréco de se refaire un énième nez.
Quand la gauche caviar est aussi débile et vénale que la droite sarkoziste, faut pas s'inquiéter : l'argent n'a pas de couleur politique.
Albert
PS : http://www.journaux-collection.com/fiche.php?id=281829
Par Albert London
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